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Souper au Shangri-La–cette fois, à Paris

 

Souper au Shangri-La–cette fois, à Paris

 

Ce soir concert à la Salle Pleyel avec l’Orchestre de Paris (direction: Paavo Järvi) et Jan Lisiecki, le prodige de 17 ans au piano. Au programme, l’ouverture du corsaire de Berlioz, le concerto n°1 pour Piano de Chopin, et la Symphonie n°  5 de Beethoven. Fin du spectacle: 22h. Nous sommes donc allés au Shangri-la, pour grignoter quelque chose, par curiosité avant tout.

 

Souper au Shangri-La–cette fois, à Paris

 

A cette heure, il n’y a que la “cafète”, c’est à dire le restaurant café ouvert à toute heure 7/7 qu’il y a dans tous les hôtels. Ici, ça s’appelle la Bauhinia et propose des plats aussi bien français qu’asiatiques, ce qui change un peu.  Nous avons pris un Picanha de bœuf Angus et un curry d’agneau, indiqué Malaisie avec 3 piments, ce qui signifie que c’est très épicé. Mon oeil, me suis-je dit, car lorsque c’est “très épicé” en France, en général c’est tout juste s’il y a la pointe d’un cure dent de piment dans l’assaisonnement. Mais oh ! surprise, le curry était vraiment épicé.

 

 

Souper au Shangri-La–cette fois, à Paris

 

 

Accompagné de riz basmati, ce qui m’a paru un peu incongru si c’est malaisien, mais pourquoi pas.

(Parenthèses: j’étais membre du jury du concours de la photo culinaire à Oloron Ste Marie (64) ce weekend. Il y avait aussi un concours de meilleur blog. Les photos des bloggeurs sont tellement belles, j’ai honte…faudrait peut-être que j’envisage de prendre des cours de photos…mais peux pas tout faire…)

 

 

Souper au Shangri-La–cette fois, à Paris

 

 

J’ai été très agréablement surprise car dans les “cafète” d’hôtels, on est habitué à une cuisine facile, un peu bâclée, car les chefs mettent toute leur énergie (et moyens) dans le restaurant gastronomique, ce qui est tout à fait compréhensible. Mais ça donne généralement de la bouffe chère pour ce que c’est et franchement médiocre. Ici, si ce n’était pas de la grande cuisine, c’était néanmoins sérieux, soigné, et ce curry était fait par quelqu’un qui sait faire un curry et ne prend pas de raccourcis. Même si ça surprend quand le garçon verse la sauce dans le plat (on est quand même habitué à ce que le curry soit un plat mijoté ou du moins cuit tout ensemble), l’ensemble était très bon.

 

 

Souper au Shangri-La–cette fois, à Paris

 

 

Mon picanha de bœuf était bon aussi (je ne sais pas ce qu’est un picanha…). La viande était goûteuse et tendre, assez bonne cuisson : j’avais demandé bleu ou très saignant, c’était un peu plus cuit que bleu et un peu froid au cœur, mais à 23h30, ce n’est pas mal. Accompagnée de haricots verts très belle cuisson croquante, de pommes de terre un peu aqueuses mais bonnes quand même, et quelques champignons. La garçon m’a ajouté une sauce mais j’ai trouvé la viande meilleure sans. Ce n’était pas un jus de viande mais une sauce de quelque chose, je ne me souviens plus.

 

 

Souper au Shangri-La–cette fois, à Paris

 

Ils ont une très belle carte de thés, large choix et bien réfléchi. J’ai commandé un thé blanc Yin Zhen “aiguilles d’argent” qui est un thé difficile à faire, tout dans le parfum et demandant une grande attention à la température: soit c’est trop fort (coloré) et devient amer et sans parfum, soit c’est pas assez et on boit de l’eau à peine tiède. J’ai le même thé chez moi mais de meilleure qualité: cela se voit aux feuilles.

 

En même temps, à Paris, les thés que j’achète à Hong Kong doivent être absolument hors de prix. Mais, agréable surprise, quoique probablement une évidence dans un hôtel d’un groupe basé à Hong-Kong, le thé était parfaitement bien fait. Bonne quantité de feuilles, bonne température d’eau, pas de théière en fonte ! J’ai tiqué quand j’ai vu la théière car il y a une sorte de passoire en verre. Joli, me suis-je dit, mais pas assez de place pour que les feuilles s’ouvrent. Ben en fait, cette passoire est extrêmement profonde, et laisse amplement la place pour les feuilles de s’épanouir. Très bien conçu par quelqu’un qui s’y connait un peu en thé….

 

En dessert, un biscuit noisette chocolat avec glace chocolat sur du caramel. J’ai oublié de prendre la photo, mais c’était bon aussi.

 

Globalement, je dirais que c’est peut-être la meilleure expérience de bouffe que j’ai eu dans la “cafète” d’un grand hôtel. Et vaaaachement mieux qu’à celle du Shangri-la à Bangkok (voir article sur le sujet). Cela m’a donné envie d’essayer le resto gastronomique, l’Abeille, et bien sûr le resto chinois. C’est rigolo, tous les restos chinois dans les Shangri-la semblent porter le même nom: Shang Palace. Ils ont ouvert le 8 septembre et d’après la jeune fille, ça marche très fort. On va peut-être attendre un peu que la nouveauté passe…ou alors on se précipite pour réserver !

 

Ah oui, j’oubliais. Le concert était agréable, mais manquait de punch. Un Chopin sans romantisme, très frais et léger. Trop. Et Beethoven idem. Pas beaucoup d’émotion, comme ils disent à la télé. C’est un peu comme en cuisine: tout devient frais et léger. C’est d’un ennuyeux…

 

127€ pour 1 curry, 1 bœuf, 1 dessert, 1 thé (21€, un des plus chers), 1 Chateldon.

 

La Bauhinia

Shangri-La Hotel Paris

10 Avenue d’Iéna 75116 Paris

Tel: 01 53 67 19 98