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Diner des chefs Glénat–belle réussite

Temps de lecture : 3 minutes

Comme tous les ans, pour clore le Salon du livre de Paris, les Editions Glénat organise un grand dîner. Cette année c’était au Shangri-la, dans le  Salon Bonaparte. Au menu et aux fourneaux 5 chefs: Frank Xu, le chef chinois du Shang Palace, le restaurant cantonais de l’hotel, en charge des amuses-bouches au cocktail. Puis à table, Laurent Petit et ses asperges vertes, Eric Briffard avec sa crevette carabineros, Jean-Marie Gautier avec son filet de rouget et Philippe Labbé avec sa canette façon royale. Pour le dessert, une très jolie variation autour du chocolat par Eric Pras.

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Un sablé léger, presque aérien sous les asperges.

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Beaucoup de richesse iodée dans le jus naturel de cette grosse crevette sauvage. Contraste intéressant avec la glace pistache très fraiche, qui donnerait presque une impression de glaçons microscopiques. Belle asperge généreuse (j’ai eu un problème de lumière là, les couleurs ne sont pas si fluo…)

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Le rouget, avec chipiros et risotto, très crémeux et riche. Ainsi que la sauce, à l’encre bien sûr.

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La canette “Miéral” de Philippe Labbé, jolie construction aux goûts classiques mariée à la douce acidité des physalis. Moderne dans les accords et la simplicité trompeuse.

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Un dessert au chocolat presque aérien de légèreté, excellemment bien exécuté. Des boules glacées de chocolat, fourrées d’une pâte de feuilles de menthe.

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Vous ne devinerez jamais lequel est le maître des céans, Jacques Glénat qui remercient les chefs qui apporté chacun un plat. Un exploit en soi car servir 140 personnes dans une cuisine qui n’est pas la sienne ne doit pas être évident.

ERIC BRIFFARD LE CINQ COUV

Pour ma part, j’étais ravie car j’ai tellement ri que j’en ai pleuré…avec les deux Deborah que je n’arrête pas de confondre et auxquelles j’attribue des yeux bleus (l’une a les yeux marrons et l’autre, verts). Et surtout, ma première rencontre – enfin – avec notre tout dernier livre, Eric Briffard – Le Cinq. Je ne suis pas partisane des compliments pour les éditeurs car cela les met trop en confiance et les encourage à me relancer avec encore plus de sérénité quand je suis en retard sur les délais, Mais je dois avouer que – Chapeau, à la maison Glénat, pour un magnifique ouvrage. Il est trop lourd, c’est un fait. Un gros, grand bouquin que j’ai du mal à porter. Mais il en vaut la peine car je n’ai jamais vu une aussi belle fabrication sur un livre. Cela a dû coûter une fortune à la maison Glénat, je ne sais pas s’ils vont s’y retrouver. La qualité du papier est top, je devrais dire, des deux papiers, puisqu’il y a deux papiers dans le livre. Les couleurs et notamment les noirs sont superbes. La couverture est douce, soyeuse, un peu comme un velours très fin.

Les photos sont bien entendu de Richard Haughton. Le graphisme de Ximena Riveros est très élégant, tout en restant dans une modernité sage et dans le ton sobre de l’ouvrage, avec un je ne sais quoi de luxe en filigrane.

Bref un très très bel ouvrage. Cela valait l’attente. La sortie en librairie est le 28 mars ou le 4 avril, je n’ai pas bien compris. 76€.

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