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Le Lao Thaï est plus déco, plus accueillant aussi car il est en plein centre du quartier chinois du 13ème alors que le Lao Viet est dans un sombre désert sur les maréchaux (ce qui signifie aussi que pour être complet au point que les gens fassent la queue dehors, il faut vraiment qu’il soit bon).

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Sont-ils plus Lao ou pas, je n’en sais rien, ne connaissant pas le Laos à part un bout de frontière.

Nous y sommes allés une première fois pour déjeuner, une deuxième fois pour diner.

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Le nem thadeua de la première fois, absolument génial. Super bon, avec un riz croustillant, l’acidité du porc fermenté, un bon assaisonnement.

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Et le nem thadeua de la deuxième fois, nettement moins impressionnant. Je ne sais pas pourquoi: je soupçonne qu’il y avait moins de riz croustillant et plus de riz cuit, peut-être des restes de midi car nous sommes arrivés à 19h, à l’ouverture.

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Laap neua. Très soutenu en sel comme il se doit, très bon bien que manquant un peu de piment ce qui est inévitable. Indissociable du riz gluant…qui n’est pas encore arrivé.

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Une sorte de soupe de vermicelles de poisson, mais pas très liquide (khao poun pla). Quand on mélange, cela fait plus “bouillie” que “soupe” mais de toute façon, cela ne s’appelle pas “soupe” mais “riz” (je fais semblant de comprendre la thaï, mais je sais que khao = riz, je retiens très bien le vocabulaire nécessaire à la survie). Mais c’est très bon, avec un peu de fraicheur croquante grâce aux pousses de soja très fraiches.

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Saucisse laotienne. Ici, y’a pas photo. Beaucoup plus épicée et parfumée, bien meilleure qu’au Lao Viet.

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La phat thai qu’on a pris surtout pour la gamine. L’apparence est quelque part très authentique, dans la mesure où on pourrait être en Thaïlande: à Paris, c’est généralement mieux présenté, avec des pousses de soja à part, une crevette ou deux sur le dessus. Bon au niveau du goût, rien à redire, sans pour autant susciter l’enthousiasme des foules, mais je ne suis pas accro au phat thaï comme mon mari peut l’être.

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Raviolis aux trésors de mer, une spécialité de la maison, que nous avons pris pour la gamine, mais c’était trop piquant pour elle. La farce des raviolis est effectivement assez pimenté, un mix de fruits de mer. C’est bon pourtant, une bonne friture dans des feuilles de blé (des feuilles de pâtés impériaux en fait, pas de nem).

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Le riz gluant, évidemment.

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Salade de bœuf thaï. C’est bon mais j’aurais dû commander autre chose, quelque chose d’inconnu. C’est un plat que j’ai tendance à commander partout où je vais et qui est assez rarement mauvais.

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Boulettes de poisson au galanga et lait de coco. Pas super intéressant, ce sont les boulettes de poisson genre kamaboko (pour ceux qui connaissent la cuisine japonaise): le poisson est très très bien mixé avec du blanc d’œuf et souvent un peu d’amidon pour donner une pâte très souple. Ce qui donne un côté un peu élastique qui n’est pas désagréable: on trouve souvent ce genre de boulette dans les pho vietnamiens à Paris (et un peu partout en Asie du sud-est y compris la Thaïlande). Personnellement, ce n’est pas mon truc parce que j’ai un problème psychologique avec les boulettes…mais en plus, dans ce cas précis, le lait de coco est un peu insipide. Encore une fois, une bonne dose de piment aurait bien relevé le plat.

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Por pia ou ce qu’on appelait autrefois des pâtés impériaux, des rouleaux farcis et frits comme des nems sauf que ce sont des feuilles de blé et non des feuilles de farine de riz. C’était pour la gamine qui a bien aimé.

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Les cailles frites à l’ail. Ça c’est très bon même si encore une fois, c’est très soutenu en sel et en assaisonnements. Cela me fait beaucoup penser au poulet frit de Ham Lin, le restaurant coréen de la rue de Blainville, qui est une recette “secrète” si j’en crois la réaction du patron envers la table d’â côté qui a voulu savoir comment c’était préparé. Même miettes délicieuses d’ail, de ciboule et de pâte de friture, même goût très prononcé mais bon, difficile de s’arrêter quand on commence à picorer là dedans.

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Enfin, le fameux dessert. Riz gluant au durian, comme au Lao Viet. Celui du Lao Thaï est sublime si on aime que tout soit vraiment, totalement fondant. Le riz et le durian sont recuits dans le lait de coco, ce qui donne un mélange onctueux, doux, à faire fondre.

Ceci dit, celui du Lao Viet est bon aussi, si on aime (comme moi) sentir les fibres du durian, d’une texture très particulière, comme si elles étaient un peu “sèches”. Ici, les fibres ont fondu, et c’est délicieux aussi.

Conclusion: Lao Viet ou Lao Thaï? Choix très très difficile. Je pencherais très légèrement pour le Lao Viet parce que c’est plus facile de trouver une place pour la voiture. Et parce que la cuisine me parait un tantinet plus fine. Mais le côté ultra goûtu du Lao Thaï est impossible à ignorer, sans compter ce riz gluant au durian absolument divin…Les prix sont sensiblement les mêmes pour les mêmes quantités. Finalement, il n’y a qu’une chose à faire. Alterner.

Lao Thaï
128 rue de Tolbiac
75013 Paris
01 44 24 28 10