Lengué–Izakaya à Paris

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Lengué est un petit izakaya, c’est à dire un “bar japonais” ou encore “bar à tapas japonais”. Je n’aime pas l’expression “bar à tapas” car dans mon esprit c’est espagnol, mais c’est le même principe: des petits plats qui accompagnent la boisson.

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Croquettes de kabocha (“potiron japonais »)

C’est dans une rue minuscule en plein quartier latin, là où c’est devenu infâme avec les pseudos-grecs et pseudos-kebabs et pseudos-chinois par rangées entières, là où il y avait (il y a toujours je présume) le théâtre de la Huchette et Shakespeare & Co. à l’époque où c’était encore un quartier qui sentait le livre et l’encre.

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Salade de tataki de bonite (bonite juste passée à la flamme en surface), vinaigrette japonaise.

Ici, on se croirait au Japon. Comme un izakaya n’importe où au Japon. C’est plutôt sombre. Le comptoir, les bouteilles de saké, les “plats du jour” accrochés au mur. Des “tapas” qu’on se partage bien sûr. C’est ridicule de s’attendre à un menu « entrée-plat-dessert”. On commande au fur et à mesure et on partage tout. Il n’y a pas d’ordre, c’est au gré des envies, mais logiquement on finit avec le riz.

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Tako-su ou “poulpe vinaigré”. D’habitude le poulpe est cuit, là il est cru ou peut-être blanchi et salé.

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Tataki de bœuf  (même principe, juste grillé) et sauce ponzu (je crois). Un peu sucré, bizarrement.

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Assortiment de trois “osôzaï”. Un osôzäi, si on simplifie est un petit plat servi avec le riz, de la cuisine de tous les jours. De haut en bas: haricots verts au sésame, salade de pommes de terre, aubergine dans dashi.

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Kinpira-gobo, ou gobo et carottes en julienne, sucré-salé. Un peu forcé sur la sauce soja.

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Nanban-zuké de maquereau. Le nanban-zuké est généralement fait avec du chinchard, qui est frit et tout de suite mariné dans une marinade sucrée salée légèrement épicée. Ici, c’est du maquereau, un peu poissonneux.

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Gyoza frit avec sauce ankaké. L’ankaké est une sorte de sauce sucrée-salée, qui est épaissie. Un peu trop sucré.

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Assortiment de tsukémono. Certains faits maison, d’autres pas. C’est normal dans un izakaya de quartier. Daikon takuwan, concombres divers, chou chinois.

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Et voilà! Le lieu est assez sympathique, le service, exclusivement japonais, aussi. Tabourets hauts et comptoirs, quelques tables aussi avec les mêmes tabourets.

comptoir

Rien n’est mauvais, le cru est frais, la friture est croustillante, le cuisiné est un peu “off” dans l’assaisonnement: un peu trop salé, un peu trop sucré, un peu trop … trop. Ce serait plus simple que ce serait probablement meilleur. Mais c’est assez travaillé pour un izakaya, et les prix sont corrects compte tenu des produits japonais toujours chers, frais et bien choisis, et un travail sérieux.

menu

Le menu en japonais. Il y a une version française bien entendu. Les plats du jour au mur sont en japonais seulement mais je pense qu’il doit y avoir une feuille imprimée chaque jour avec la carte en français.

Avec tout ça + 2 thés sencha en théières: 84€