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L’Abeille–au Shangri-la, Paris

Le temps passe vite. La nouvelle année est déjà bien entamée. Voici, avec quelques semaines de retard, le premier repas de l’année à l’Abeille, Hotel Shangri-la, Paris. C’était le diner du 3 janvier 2012. Un très joli moment.

 

 

L’Abeille–au Shangri-la, Paris

 

J’avais pris des notes sur mon smartphone, mais comme il n’est pas si smart que ça, tout a été effacé avec la mise à jour. Du coup, je ne sais plus ce que nous avons mangé…En amuse bouche, je me souviens d’un petit cornet avec peut-être un peu de noix caramélisée, une croquette et une meringue-macaron.

 

 

L’Abeille–au Shangri-la, Paris

 

Suivi d’une crème qui, je me souviens, avait une très belle texture en bouche.

 

L’Abeille–au Shangri-la, Paris

 

 

Cannelloni de bœuf vieilli de 120 jours ou quelque chose comme ça. Un bœuf vieux de plusieurs mois, cru, ça fait tiquer, mais c’était très bon. Du caviar français je crois, qui faisait office d’un sel riche en goût et texture. 

 

 

L’Abeille–au Shangri-la, Paris

 

 

Accompagné sur le côté de quelque chose de crémeux et de la friture, il y avait une huitre panée qui était très bonne. Cela m’a rappelé le Japon… (80€)

 

 

L’Abeille–au Shangri-la, Paris

 

 

La poularde en deux services. Cuisson absolument parfaite de la poularde. Je suis toujours déçue par la viande blanche, mais celle-ci était excellente. Même si je préfère quand même le pigeon et le canard. (90€)

 

 

L’Abeille–au Shangri-la, Paris

 

 

Alors là, c’est le summum de la soirée. Le deuxième service de la poularde, avec une viande certes blanche mais croustillante, avec juste ce qu’il faut de gras, un gras raffiné, dans une sorte de soupe-flan-velouté-crème absolument exquise. Quelques petits gris (escargots) pour un jeu de texture et un rappel à la terre. Très très bon ce plat, je pense y retourner rien que pour cela. A tomber. Vraiment.

 

 

L’Abeille–au Shangri-la, Paris

 

Avec une petite salade agréable, qui rafraichit le palais. Désolée pour la couleurs des photos, mais il fait vraiment très sombre.

 

 

L’Abeille–au Shangri-la, Paris

 

En pré-dessert, un blanc-manger ou un sorbet de fenouil, je crois. En tout cas, il y avait un bel équilibre entre le sucré et le salé, avec un petit côté “vert” et une très douce acidité.

 

 

L’Abeille–au Shangri-la, Paris

 

Pour le dessert, la pomme. Je ne sais plus comment c’était fait mais je me souviens que c’était très bien exécuté, fin, délicat, très frais. La fumée et les brindilles n’étaient pas strictement nécessaires mais je présume que dans ce genre de restaurant il faut un peu de mise en scène. (23€)

 

 

L’Abeille–au Shangri-la, Paris

 

Et tout à la fin, de jolies mignardises originales et encore une fois, très bien exécutées. Je ne connais pas le chef pâtissier, mais je suis sure qu’il est jeune et charmant…

 

L’impression retenue est celle d’une grande maitrise technique, une très bonne connaissance des produits “exotiques” (il y avait des trucs japonais, qui sont presque de rigueur de nos jours dans les grands restaurants, sauf qu’ici, ils sont bien compris, connus et utilisés), une créativité certaine tout en restant dans un classicisme qui va de pair avec un grand hôtel (pas de folie!). C’est également une cuisine sérieuse, pensée, réfléchie, travaillée. Son seul défaut serait peut-être le manque de défaut.

 

En boisson: 1/2 de Gevrey Chambertin VG 2008 (55€) et du Chateldon (10€), une camomille pour finir (10€).

 

L’Abeille

Shangri-la Hotel

10 avenue d’Iéna 75116 Paris

Tel: 01 53 67 19 91