Sushi Carrefour première partie

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Le Carrefour où je vais parfois faire du stock s’est renouvelé : il y a désormais un stand sushi. Autrefois les sushi étaient cantonnés dans un coin du rayon poissonnerie, et c’était des barquettes de la marque Yedo. Aujourd’hui, c’est un partenaire qui s’appelle Sushi Daily et qui bénéficie d’un beau stand indépendant.

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C’est flashy, c’est beau. Je vois “Conçus par des chefs-sushi expérimentés”. Hum. Evidemment, tout dépend de ce que l’on entend par “expérimentés”. Même moi je suis expérimentée puisque je fais des maki (à ma façon) depuis des décennies…mais cela ne fait pas de moi un chef sushi…

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Saumon, saumon et toujours du saumon. De l’élevage de masse, du saumon qui ne sent pas bon. Et des sushi “étouffe-chrétien” trop gros et trop ronds.

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C’est rigolo, un chinois/vietnamien a dû un jour faire un rouleau de printemps avec du riz assaisonné (je me souviens de la première fois que j’ai vu ça dans un resto, ça m’avait fait tout drôle….) mais cela doit plaire parce que maintenant il y en a une étagère pleine. Pourquoi pas ? La prochaine étape, ce seront les tortillas-sushi, les burrito-sushi et les kebab-sushi.

Mais ce qui m’interpelle surtout ici, ce sont ces grosses indications “SANS POISSON CRU” et “AVEC POISSON CRU”. Bien que ce soit une erreur très commune de penser que le sushi est obligatoirement fait avec du poisson cru (Ce” sont les sushi d’Edo, mais le sushi du Kansai par exemple ne comporte traditionnellement pas de poisson cru), c’est intéressant que cela fasse l’objet d’un étiquetage/alerte spécial.

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Après, quand on voit l’état du poisson dans le rayon poissonnerie qui se trouve juste à côté…Pauvre thon ! C’est bien la peine de le pêcher alors qu’il est en voie d’extinction si c’est pour le traiter comme cela…même si c’est de l’albacore qui n’est pas encore protégé.

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Sur les côtés du stand sushi, on trouve des produits “japonais” très hétéroclites. Sachets de soupe miso instantanée, sauce soja, bière japonaise. Mais aussi des ramen (ou lamen, les nouilles instantanées d’origine chinoise devenues japonaises) d’une marque Oyakata, qui ne peut pas être japonaise, avec un nom comme ça ! Egalement des paquets de riz probablement très mauvais et très cher pour ce que c’est (mais ce n’est que préjugé de ma part, je n’ai pas goûté, il est peut-être très bon…hum.)

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Les bouteilles vertes, c’est du thé vert qu’on trouve partout au Japon. Distributeurs gares et métros, dans la rue, dans les supermarchés… c’est vraiment le thé vert de base. Il n’est bien évidemment pas bon, mais a au moins le mérite de ne pas être sucré.

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Ça, c’est vraiment très drôle. Pourquoi, au beau milieu du Carrefour à Paris, y a-t-il du ramuné ? Ce sont des bouteilles de verre épais, dont le bouchon est une bille sur laquelle il faut appuyer très fort en général avec un machin fait exprès pour. On achète ça aux foires traditionnelles et on rend la bouteille une fois finie. La boisson ressemble vaguement à ce qu’on appelle en France la limonade. C’est totalement artificiel mais nous renvoie, nous Japonais, à nos souvenirs d’enfance, quand nous en buvions aux festivals traditionnels, notamment en été, avec les grands feux d’artifices. Nostalgie, nostalgie…chez Carrefour…

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Au-dessus, du umé-shu ou “saké de prune”. Cela fait un apéritif agréable, pas très chargé en alcool. Celui-ci doit être de mauvaise qualité s’il est au niveau du saké qui est sur l’étagère du bas. Saké de base, que j’utilise pour la cuisine. Évidemment, ça se boit. Disons que c’est l’équivalent du “Bordeaux” sans aucune autre précision.

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Pour finir notre tour d’horizon, ce qui me semble être une atrocité, donc je l’ai achetée. De la bière au matcha et yuzu. Comme si on avait pris les deux produits à la mode et mis ensemble dans une bière. Mais il faut tout essayer, on ne sait jamais ce qui peut être bon.

À SUIVRE…

A propos Chihiro

100% Japonaise, née à Tokyo, j’ai grandi à Paris, Londres et New York. Auteur de livres de cuisine, journaliste à mes heures perdues.

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