Sapporo rue Saint-Honoré–Comme d’hab

Quand il commence à faire un peu froid, un peu pluvieux, nous, Japonais, avons envie de nouilles chaudes. Donc, soba, udon ou ramen (lamen) Même si à Paris, le choix est limité à quelques boui-boui qui se rejoignent tous dans la médiocrité. Celui que je préfère est le Sapporo rue Saint-Honoré (pas celui qui est au coin de la rue Tholozé et la rue Sainte-Anne), car si ce n’est pas forcément meilleur qu’ailleurs, ce n’est pas pire, et cela reste simple. On pourrait être dans un ramen médiocre à Tokyo

 

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Par exemple, la sauce soja et le vinaigre ne sont pas pré-mélangés, mais bien à part avec le ra-yu, huile de piment. Je présume que c’est pré-mélangé pour les Français qui ne sauraient pas quoi en faire, mais je préfère doser moi-même la sauce d’accompagnement des gyoza (raviolis grillés). Lorsque c’est pré-mélangé, pour moi c’est toujours trop de sauce soja et pas assez de vinaigre.

 

Je me fais toujours avoir par le Gomoku-ramen. En fait, je devrais rester avec le bon vieux classique, le Cha-shu Ramen, avec les quelques tranches de porc et bouts de bambou, mais comme j’ai faim, les crevettes, l’œuf de caille, les légumes et tout ça me font envie. Je suis toujours déçue car c’est un peu fadasse. En fait, pour moi, ça manque de protéine animale…et les crevettes n’ont rien à faire là-dedans, ce n’est pas cohérent.

 

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Les gyoza sont super lights (un peu vides à l’intérieur…), mais au moins ils sont bien grillés. Par contre, éviter toutes les fritures, l’huile est détestable, trop vieille, trop utilisée, trop tout. Donc le Katsu-don, grand bol de riz avec du tonkatsu (porc pané frit) “fermé” dans de l’œuf qui retient bien toute la graisse de la friture, est gras d’une mauvaise graisse, à faire peur. En plus, la sauce qu’il y a dessus est beaucoup trop salée. En tout cas à mon goût.

 

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Mon mari a pris le Negi-miso-ramen, poireaux tout rouges sautés dans du piment pas piquant, et du miso dans le bouillon. Le bouillon du Ramen japonais se divise en gros en 3 types: shoyu (sauce soja), shio (sel) et miso. Le bouillon de miso donne le plus de corps, celui au sel est le moins complexe en goût, celui de sauce soja est … on va dire, entre les deux.

 

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Il prend toujours le Negi avec ou sans miso. J’ai goûté le bouillon que j’ai trouvé hyper salé aussi.

Après, c’est du ramen. Ce n’est pas raffiné. C’est la cuisine “du peuple”, qu’on mangeait autrefois (ça existe encore mais ça devient rare) à des échoppes ambulantes. Il y a de très bons ramens…mais pas à Paris.

 

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La petite salade “japonaise” qui ne présente pas grand intérêt. La vinaigrette “japonaise” est du vinaigre, de la sauce soja et de l’huile de sésame, ce n’est franchement pas difficile à faire.

 

L’avantage aussi du Sapporo rue Saint-Honoré, est qu’il est relativement peu fréquenté. On évite les queues monstrueuses de la rue Saint-Anne, chez Higuma et l’autre Sapporo, pour un résultat que je trouve meilleur. Même si le weekend le soir, c’est blindé et qu’il faut souvent attendre un peu. Mais pas au point de se geler à faire la queue dehors. Je ne comprends vraiment pas la popularité de Higuma.

 

J’ai oublié les prix, mais on en a eu pour un peu plus de 40€ avec tout ça plus 1 gyoza supplémentaire.

 

Sapporo

276 rue Saint-Honoré 75001 Paris